Les ruines de Confrécourt.

P1360739

Fenêtre donnant sur la vallée. . .

Pendant notre rando autour de Vic sur Aisne, nous avons découvert les ruines de la ferme de Confrécourt, lieu témoin d’intenses combats pendant la première guerre mondiale.

                    Construit au bord du plateau du Soissonnais, Confrécourt désigne le lieu où se dressait avant une ferme, d’origine monastique dont la présence est attestée depuis l’époque carolingienne. C’était une vaste exploitation fortifiée, placé sur les crêtes des plateaux de la rive droite de l’Aisne. Cette position lui valut d’être, à la fin de la bataille de la Marne une des lignes de front où se déroulèrent des combats intenses.

En septembre 1914, la région est disputée entre bataillons français et allemands : la 6e armée pour les Français, les 1re et 2e armées Von Klück et Von Bülow pour les Allemands. Le recul des Britanniques à la fin septembre va définitivement fixer le front dans la région : Confrécourt se situe alors en retrait derrière la première ligne française, à un kilomètre et demi du feu. Ensuite les Français tenteront des offensives durant l’automne, notamment en octobre et novembre, mais sans résultat significatif.

De part et d’autre, les belligérants se mettent alors à consolider leurs organisations défensives : les tranchées sont aménagées et on utilise les carrières accessibles pour se protéger des bombardements qui se succèdent régulièrement à partir du 14 septembre 1914. La ferme est à la fin de la guerre totalement détruite. Il ne reste aujourd’hui que les contreforts du soubassement au Sud-Ouest.    (Wikipédia)

P1360741

En avant pour la découverte. . .

P1360742

P1360743

P1360745

Cette ferme était fortifiée à en juger des contreforts assez puissants. Elle a été construite par des moines vers 893.

Sa position faisait d’elle un excellent point d’observation sur la vallée de l’Aisne.

    Ce secteur restera calme jusqu’en mars 1917, où l’armée allemande se rabat sur la ligne Hindenburg entrainant vers l’avant les Français qui quittent alors les carrières jusque mars 1918. Ils ne les réinvestiront que quand les Allemands, après l’offensive “Michael”, regagnent Noyon et se replacent sur l’ancien front après une offensive sur le Chemin des Dames.

C’est à partir d’aout 1918 que Confrécourt sort définitivement de la zone de combat.

Les lieux ont donc connu une occupation presque constante durant toute la guerre et les carrières furent rapidement utilisées. Elles sont pour la plupart assez anciennes et ont servi à l’extraction de la pierre depuis plusieurs siècles. Mais il est difficile de préciser la date d’ouverture de ces exploitations qui ne sont pas les seules dans le secteur puisqu’au moins cinq autres carrières souterraines sont présentes dans un rayon d’un kilomètre.

Les carrières auraient été principalement exploitées pour la reconstruction de la ferme à la fin du XIVe siècle dans le contexte de la Guerre de Cent Ans. L’exploitation de la pierre (ici un calcaire assez grossier) fut méthodique : les carrières de Confrécourt sont réalisées par la technique des « piliers retournés », qui assure une relativement bonne stabilité au ciel de carrière, et qui leur a permis d’être un asile sûr pour les soldats des zones bombardées.    (Wikipédia)

P1360746

Entrée des carrières de pierres a coté des ruines de la ferme.

Elle a pour nom carrière de l’hôpital, ou de l’Infirmerie,ou de la chapelle des Bretons.

P1360749

P1360750

Fronton ornant l’entrée des carrières.

Comme ses noms l’indiquent, elle a servi de poste de secours lors de la stabilisation du front dans le secteur et porte par conséquent les organigrammes des services de santé qui s’y sont succédé (216e RI, 404e RI, 238e RI, etc.). On trouve aussi au fond de la carrière, dans l’une des salles les plus enfoncées, une chapelle dite « des Bretons » puisque réalisée en novembre 1916 par les soldats du 262e régiment d’infanterie de Lorient. Ladite carrière est aujourd’hui d’un accès assez délicat, car elle est partiellement effondrée et présente des zones menaçantes.   (Wikipédia)

P1360752

            Il y a donc dans ces carrières de nombreuses traces visibles du passage des soldats, montrant que les lieux furent occupés de manière intense et durable par les soldats. En effet, les unités françaises qui occupent alternativement les carrières de Confrécourt entre fin septembre 1914 et mi-mars 1917 sont en soutien. À celles-ci viennent s’ajouter des artilleurs et différents services d’intendance. La présence permanente de centaines d’hommes dans les carrières de Confrécourt va vite donner l’allure d’une véritable caserne militaire aux lieux : des espaces aux fonctions bien définies sont créés et organisés à l’intérieur. On trouve les postes de commandements, ainsi que des dortoirs avec des châlits, des cuisines, des salles de distraction, des dépôts de munitions, des salles d’examens médicaux et des postes de police. Cette organisation tend à optimiser l’occupation de l’espace irrégulier que sont les carrières tout en offrant aux soldats un havre de paix avant de rejoindre à l’extérieur le combat qui n’est jamais loin.    (Wikipédia)

P1360753

Un dernière vue sur les ruines de cette ferme témoin de tant de malheurs. . .

Un peu plus loin se trouve la carrière du 1er Zouave, pour une prochaine visite.

Les carrières de Confrécourt.

À bientôt.              Vever’s

Publicités

A propos vever02

Je m'appelle Hervé alias Vever... J'adore les balades dans la nature en famille. Je prends des photos sans être un grand spécialiste, juste pour le plaisir. Bonnes visites à tous. Vever's
Cet article, publié dans Aisne, est tagué , , . Ajoutez ce permalien à vos favoris.

23 commentaires pour Les ruines de Confrécourt.

  1. De très belles photos pour une visite historique à ne pas oublier

  2. Zora dit :

    oh, un fenêtre! J’adore… Amicalement

  3. j aimerai bien une chose, je sais pas si c’est possible, peux tu faire un billet, avec juste le résumé, de ce que l’on peut voir, interessant donc, dont tu nous a parlé,
    en fait j’aimerai vraiment aller la ou tu es allée voir, par ex ces ruines la, mais je sais qu’il y avait plein d’autres endroits que j’avais vu passé, j’avais mis certains en favoris, mais pouf, j’ai plus rien,
    bon c’est une idee, tu vois juste, par ex tes meilleurs zendroits, avec par ex ton lien

    bisous

    • vever02 dit :

      Je ne sais pas comment je vais faire, c’est bizarre que tes favoris
      ont disparus. peut-être en cherchant dans mon nuage de tags,
      tu vas en retrouver. . .
      Les ruines de Confrécourt se trouve en pleine campagne au milieu
      d’un bois,de très imposantes ruines….
      Merci beaucoup. Amicalement.
      Belle soirée à toi Julie.

  4. ulli dit :

    Un endroit impressionnant …
    Bonne journée,
    Ulli

  5. Salut Hervé. Grande série et des informations sur cette magnifiques ruines. Félicitations pour les photos.
    Bonne journée!

  6. kaki dit :

    la guerre fait faire des choses auxquelles ne nous penserions pas en état de paix , temoin ces carrières transformées en hopital ou autre..
    merci vever de nous rappeler ces faits
    bonne journée

    • vever02 dit :

      Les périodes troublées et violentes donnent aux hommes
      un instinct de survie, qu’ils n’ont pas en temps de paix…
      Tout le plaisir est pour moi.
      Belle soirée Kaki.

  7. T Ibara Photo dit :

    It looks like an ancient fortress, this building surrounded by the forest. I can imagine the deep history and stories behind each stone. Thank you 🙂

    • vever02 dit :

      It was an old monastery farm who was built around 898,
      she witnessed heavy fighting during the First World War.
      The vestiges of walls still testify to the power of the place.
      Thank you Takami. 🙂
      Have a nice day.

  8. Maria-Lina dit :

    Bonjour Hervé, que tes photos sont belles, cet endroit a tant d’histoires… Bise et bonne journée toute douce!

  9. autopict dit :

    Une impressionnante série et l’histoire contemporaine déprimant de notre pays.
    De très belles photos, je suis très excité.
    Bon week-end.

  10. naturesereine dit :

    J’imagine qu’on doit ressentir pas mal de choses en ce lieu. belle soirée à toi

  11. Tuxnux dit :

    À l »époque les soldats étaient des souterriens…..

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s